Philippe Croq

Né à Douarnenez, le 1er Septembre 1961, vit et travaille dans le sud de la France.

Suite à une grave maladie, Philippe Croq interrompt sa carrière dans l’industrie aérospatiale pour se consacrer à la peinture. D’abord dans l’urgence et la nécessité, pour exorciser l’angoisse et le trauma, puis dans une perspective plus large, pour s’emparer du réel, en commençant par sa propre mémoire jusqu’à atteindre une dimension collective. Autodidacte donc, mais oeuvrant au coeur d’une culture riche, qui va, décomplexée, du Caravage à Joy Division, de Manet à Francis Ford Coppola, se saisit au passage de Francis Bacon, Joel-Peter Witkin, Cy Twombly… Les souvenirs d’enfance – Photos, objets, mots -, mais aussi les faits divers, figures célèbres, bribes de chansons, autant d’emprunts à l’esprit du temps, font des apparitions récurrentes sur ses peintures. Ils y sont « mis en peinture », deviennent des formes qui produisent d’autres formes. En effet, sur ces (souvent) grands formats, que le bras, l’oeil et le corps peuvent balayer dans un rapport immédiat d’échelle 1/1, les images naissent de manière intuitive, quasi automatique, le peintre cherchant à « laisser la main aller plus vite que le cerveau ». En elles s’opère la rencontre percussive des motifs, souvent une forme et un mot, une figure avec une locution. , l’ambiguïté règne sur cette rencontre. Les formes volontairement imprécises, imparfaites, et les rapprochements de sens volontairement ouverts, ambigus renvoient à l’état du monde tel que le perçoit le peintre : confus, mouvant, impénétrable.