Amandine Maria

Amandine MARIA est plasticienne et paysagiste DPLG. Elle vit et travaille actuellement à Vitrolles (Bouches du Rhône).
Dans un premier temps, elle suit un cursus universitaire à la faculté d’Aix-en-Provence où elle obtient un Master de Sciences de l’art grâce à la rédaction d’un mémoire sur l’idée de l’Artiste jardinier. Elle donne, en parallèle, des cours d’arts plastiques en écoles primaires et monte divers projets culturels autour du jardin. Elle commence, au même moment, à exposer son travail artistique dans différentes galeries et festivals d’art contemporain.
C’est ensuite en 2007, qu’elle intègre l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Durant ces quatre ans de formation, elle cherche à créer un lien entre le paysage et l’art contemporain. Elle commence à concrétiser son projet par la création toute récente de l’association Topothymie qui a pour vocation de préserver des paysages emblématiques et fragiles par la sensibilisation artistique.
De retour du monde…

C’est à pied que l’on comprend le mieux le paysage.
C’est dans le rythme de la marche qu’il se dévoile en mouvement.
Très sensible aux paysages et jardins, elle conçoit dans un premier temps des installations qu’elle présente en extérieur. Approfondissant sa pratique artistique par une lecture appuyée du paysage et une étude des outils du paysagiste, elle travaille sur une forme de cartographie sensible du territoire qu’elle présente dans de nombreux lieux d’art contemporain. Elle n’envisage pas autrement le paysage qu’à pied. Le paysage n’est jamais fixe, c’est une danse qui se produit devant nos yeux à chaque fois que l’on bouge. La marche permet d’observer que les lieux s’ouvrent et se déplient tels des éventails surprenants. Lentement, les éléments se déroulent, tournent, se touchent les uns les autres ou s’éloignent selon le point de vue du marcheur. La carte, avec sa représentation en deux dimensions, permet de représenter le paysage tel qu’il s’est ouvert. Tout est aplati et dessiné selon le point de vue d’un vécu. Les cartes « à pied » qu’elle propose sont toutes des retours de balades et en racontent la substance humaine.