Isabelle Marliac

Née en région parisienne en 1960, des études d’Histoire de l’Art à l’ICART à Paris, un mémoire sur les rapports entre la Photographie et la Peinture (Consultable BNF – cabinet des Estampes – site Richelieu – Paris), c’est avec le cinéma qu’elle commence à « triturer » les images, 24 ou 25 images par seconde … elle est monteuse de films depuis 1987.

«La matière est toujours ce par quoi je commence, un amas d’images, un désordre. A bras le corps, la confrontation commence entre elle et moi…»

Depuis 2004, elle travaille aussi sur une et une seule image. D’abord par le biais d’images extraites d’un film, puis elle prend un crayon, un fusain, et dessine sans doute ce qui lui ressemble le plus, des portraits de femmes. Ils se révèlent dans un mouvement, un cadrage cinématographique, avec des couleurs-matières qui lui sont propres. La moulinette est numérique. Et le résultat, des photographies grands formats. Elle appelle cette série «Faces».

«Une première ligne de front vient de tomber, ni photo ni peinture ou dessin , les possibilités de l’art numérique sont immenses et l’ espace à conquérir».

La série suivante « Encres et transparences » lui fera dire qu’elle se sent comme une archéologue .

«Le temps est vertical cette fois-ci pour moi, couche après couche, je gratte les matières. La lumière « numérique » laisse transparaitre le premier geste, la première inscription, le dessin.»

Puis le signe intervient dans une petite série d’aquarelles. « Des arabesques comme un prolongement de l ‘écriture ». Une série appelée «Un peu d’intimité».

Un voyage au Japon, « l’empire des signes », à moins que cela soit l’influence de ses lectures, Haruki Murakami est un de ses auteurs préféré, une nouvelle série prend jour : D’étranges paysages,… cosmiques… deux lunes …

A découvrir.